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DE 1957 A NOS JOURS

2014
Membre du Comité de Pilotage de la Mission Ministérielle d'Evaluation de la Protection de l'Enfance pilotée par l'IGAS et l'IGAJ.

Membre du Comité de Pçilotage de l'expérimentation sur l'insertion des jeunes 16/25 ans, dans le cadre de la loi pauvreté/précarité

2013
Participation au Comité d'Entente "protection de l'enfance" auprès de Madame le Défenseure des Droits

2012
Membre du Comité de Pilotage des Informations Préoccupantes à l'ONED

2011
1ère Intervention aux assises de la protection de l'enfance de l'ODAS et participation au Journal des réseaux

2010
L’O.N.E.D. désigne notre Fédération pour représenter les usagers au Conseil d’Administration de l’Agence Nationale de l’Evaluation (A.N.E.S.M.)


2009
Participation active aux travaux de l’Observatoire Nationale de l’Enfance en Danger (O.N.E.D.) sur le thème de la préparation à l’entrée dans la vie adulte pour les jeunes sortants d’une mesure de protection de l’enfance.


2008
La Fédération Nationale fête son cinquantième anniversaire à l’Hôtel de Ville de Paris, en présence des deux membres fondateurs Michel BEROUARD et Pierre HAYE. A cette occasion, sera réalisée une brochure retraçant les temps forts de ces 50 années.

 

2004
La Fédération est associée à la définition des référentiels de qualité en matière de protection de l'enfance.
Conseil National de l'Evalution Sociale et Medico-Sociale (C.N.E.S.M.S.) ; par arrêté du 26 novembre 2004, la Fédération Nationale est désignée en qualité de principale organisation représentant les usagers de la protection de l'enfance.

 

2003
- Conseil Supérieur de l'Adoption (C.S.A) ;
La Fédération y est désignée de plein droit, "es qualité". Jusqu'à cette date, le Président de la Fédération était désigné "intuitu personæ" en sa qualité de Pupille de l'Etat.

- Conseil National pour l'Accès aux Origines Personnelles (C.N.A.O.P) ;
La Fédération y représente les Associations des pupilles de l'Etat et leurs adhérents.

 

1998
La modernisation

Après 19 années d'une présidence active, Jean BENET passe la main à une équipe rajeunie,
qui milite depuis plusieurs années à ses côtés.

Jean Marie MULLER, devient le nouveau Président, et engage avec l'appui unanime des Adhérents au Congrès de Bordeaux, une nouvelle modification des statuts en vue d'y intégrer :
- La reconnaissance des personnes admises ou ayant été admises à l'A.S.E.
- L'ouverture aux partenaires membres associés

Le nouveau Conseil d'Administration poursuit les actions engagées et développe une nouvelle communication à destination de ses adhérents et de l'ensemble de ses partenaires extérieurs :
- Annuaire des associations
- Revue de presse

Par ailleurs, et pour assurer la pérennité du mouvement,
- Des actions d'aides aux ADEPAPE sont mises en œuvre.
- Une forte mobilisation s'organise autour des problèmes rencontrés par les jeunes (errance-autonomie de la jeunesse).
- Création d'une commission Jeunes qui rencontre spontanément l'adhésion de nombreux jeunes des Associations départementales, soutenue par leurs Présidents.

Aujourd'hui c'est un effort de communication qui est engagé par la création :
- d'un nouveau visuel,
- d'une plaquette de présentation,
- d'un site Internet.

 

1982
La Fédération nationale est associée à la réflexion sur la politique de l'aide sociale à l'enfance et à l'élaboration des notes ministérielles.


Elle a obtenu :
- la modification de l'article 207 du Code Civil relatif à l'obligation alimentaire,
- le bénéfice du régime fiscal des mutations à titre gratuit en ligne directe,
- la possibilité pour un ancien pupille d'être adhérent à part entière, soit à l'association de son département d'origine, soit à l'association de son département de résidence,
- la participation d'un ancien pupille au Conseil de Famille et aux commissions d'agrément en vue d'adoption.

Elle a proposé la mise en place d'un « conservatoire national des origines » dès les années 1980, afin de permettre aux adhérents des associations départementales de reconstituer leur histoire.

 

1979
Le Président Henri SCHWAB est victime d'un accident mortel le 21 Juillet 1979. Il ne verra malheureusement pas l'aboutissement de ses démarches en vue d'obtenir la reconnaissance d'Utilité Publique. Le décret paraît le 8 Août 1979.

Jean BENET préside alors aux destinées d'un organisme sans cesse sollicité par les pouvoirs publics et les associations adhérentes ou non.

L'action de la Fédération est clairement précisée :
- vers les associations qui attendent d'elles : l'information, la formation, le soutien
- vers les instances nationales, les pouvoirs publics en tant que représentante des associations départementales et par conséquent des pupilles et anciens pupilles de l'État.

 

1971
Une nouvelle dynamique se créé

Le travail patient de réflexion et de contacts porte ses fruits :
- Les adhérents augmentent
- Les Assemblées Générales sont animées.

Le président Henri SCHWAB et son équipe sont à l'initiative d'une dynamique nouvelle :
- Une véritable reconnaissance par la révision des statuts de la Fédération Nationale
- La domiciliation du siège social au Ministère de la Santé, jusqu'alors accueilli à l'ADEPAPE de PARIS
- L'engagement d'un dossier en vue de la reconnaissance d'utilité publique
- L'organisation des conférences régionales
- La création d'un bulletin d'information : le Fédé-Flash
- L'établissement d'une documentation à l'usage des associations départementales
- La création de commissions de travail
- La nomination du président au Conseil Supérieur de l'adoption

 

1967
« La fédération doit situer son action sur le plan moral et psychologique. Permettre à chaque pupille de se sentir intégré dans un grand ensemble humain et solidaire. Permettre à chaque association de se transcender et de se relier aux autres, de se prolonger au-delà de son département et de se sentir un maillon d'un vaste ensemble qui la soutient. Servir à édifier une construction humaine, plutôt qu'à régenter des associations ». Rapport de René LANCELLE

- 10 années vont s'écouler au cours desquelles se mettent en place les idées et les hommes, en vue d'une action plus concrète.
- Quand le Président LEFAURE se retire fin 1971, chacun sait que la Fédération
est sur la bonne voie.

 

1961
Un travail au long court commence : susciter la confiance en la Fédération
3 années de travail pendant lesquelles ni la lassitude, ni le découragement ne vont entamer la foi en l'avenir.

3 années pendant lesquelles, inlassablement, l'obstination du Conseil d'Administration vaincra les difficultés et les embûches.

C'est une Fédération naissante, encore fragile que le Président ARRAGO abandonne pour raisons de santé à la fin de l'année 1961.

Malgré :
- le manque de moyens matériels,
- l'attente déçue,
- la réserve de certaines associations et de certains administrateurs.

Le Président LEFAURE va progressivement, avec Henri SCHWAB nommé «animateur», redonner confiance à tous :
- Actions directes vers les associations,
- Mise en place d'une première documentation,
- Participation accrue des administrateurs aux assemblées générales départementales et surtout Approfondissement de la réflexion sur les finalités de la Fédération.

 

1958
Première ASSEMBLEE GENERALE (12 Janvier 1958).

A l'unanimité des présents, la première Assemblée Générale adopte les statuts de la Fédération Nationale. Les buts poursuivis sont généreux.

Extrait de ces statuts :

Article 1er : Il est créé entre les associations issues de l'application de la loi n° 182 du 15 Avril 1943, codifiée par le décret du 24 Janvier 1956, adhérentes aux présents statuts et conformément aux dispositions de la Loi du 1er Juillet 1901, une FEDERATION qui a pour titre :
FEDERATION NATIONALE DES ASSOCIATIONS DEPARTEMENTALES d'ENTRAIDE DES PUPILLES ET ANCIENS PUPILLES DE L'ETAT.

Article 2 : Chaque association adhérente conservant toutes ses prérogatives, y compris son autonomie administrative et financière, la FEDERATION NATIONALE, a pour but :
1. La défense des buts poursuivis par les associations adhérentes pour le soutien moral et matériel des pupilles et anciens pupilles de l'État, dans le cadre de la protection de l'enfance en général,
2. De grouper, coordonner et stimuler toutes les activités qui se manifestent en faveur des pupilles et anciens pupilles de l'État,
3. De provoquer des contacts et d'assurer une liaison permanente entre les représentants des associations adhérentes, de les documenter, de recevoir et de confronter leurs informations, de défendre et transmettre leurs vœux,
4. De les représenter, s'il y a lieu, tant auprès des particuliers que des pouvoirs publics (personnes physiques ou morales)
5. De susciter et entretenir parmi elles des liens d'entraide, d'émulation et une collaboration toujours plus étroite dans le sens de leurs intérêts communs et particuliers,
6. D'aider au développement et au soutien de toutes associations s'efforçant de réaliser les buts poursuivis par la Fédération,
7. La Fédération s'interdit toute affiliation à un groupement confessionnel ou politique.

Après cette première Assemblée Générale tenue dans un climat de grande fraternité, les nouveaux responsables définissent les moyens nécessaires pour mener à bien une politique ambitieuse :
• Contacts ministériels
• Contacts départementaux
• Demandes de subventions
• Répartition des responsabilités

La première liaison avec le Ministère est le faire-part de naissance de la Fédération au Ministre de la Santé Publique :

« J'ai l'honneur et le plaisir de porter à votre connaissance une des plus belles réalisations qui soit à inscrire à l'actif des Pupilles… : La création d'une Fédération Nationale ».
Écrivait le Président Yvon ARRAGO

Réponse du Ministre : Mais comment concrétiser les intentions les plus nobles sans les moyens matériels appropriés ?

17 Associations seulement paient leur cotisation la première année. Les autres associations demeurent encore dans l'expectative en attendant les résultats pour évaluer l'efficacité de la Fédération, mais apportent leur soutien moral.

 

1957
Quelques anciens pupilles de l'État, déjà militant dans des associations départementales,
se retrouvent dès 1957 à Paris pour étudier ensemble la création d'une Fédération Nationale.

A cette époque paraît, dans la Revue « Constellation » un article jugé hautement diffamatoire par les pupilles de l'État, dont voici un extrait :

« … Il y a 100.000 enfants à l'Assistance Publique. Il faudrait pouvoir s'occuper de chacun d'eux en particulier. Cette tâche est impossible. Alors, on les envoie dans des orphelinats, les filles d'un côté, les garçons de l'autre. Et dès qu'ils atteignent l'âge de travailler, 14 ans, ils doivent tenter leur chance. Ils n'en ont guère… Automatiquement, les garçons deviennent des valets de ferme, les filles bonnes à tout faire… Les services de police m'ont révélé leurs statistiques : 75 % des gangsters et des prostituées viennent de l'Assistance ». Extrait de la Revue « Constellation »

N° 104--Décembre 1956
Cet événement contribuera, de façon décisive à l'initiative engagée.
Les créateurs n'imaginent pas que plusieurs décennies plus tard, cette Fédération sera un maillon important de la chaîne de la solidarité nationale au service des Pupilles et anciens Pupilles de l'État et de toutes les personnes admises à l'Aide Sociale à l'Enfance.

Leur enthousiasme et leur foi en l'avenir vont rapidement vaincre bien des obstacles.
- Difficultés à rassembler toutes les associations départementales
- Scepticisme sur les capacités des anciens pupilles à gérer un organisme national.

22 départements étaient représentés :
Ain - Aisne - Cher - Corrèze - Côte d'or - Dordogne - Haute-Garonne - Gironde - Indre et Loire - Loire-Atlantique - Lot et Garonne - Marne - Moselle - Nièvre - Orne - Nord - Bas Rhin - Savoie - Seine - Seine Maritime - Seine et Marne - Vendée

Le dévouement et la compétence des fondateurs furent les bases de la réussite de cette belle aventure.

Bureau provisoire :

Responsables :
- M. DUFOUR, Président de l'Association du Nord
- Mme LEFOUR, Présidente de l'Association de la Seine
Adjoints :
- M. SENHADJI (Nord)
- M. COMPIEGNE (Seine)
- M. PICHARDIE (Dordogne)
- M. CHAUVEAU (Cher)

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